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C'est en 1138 que Raymond Trencavel,
Vicomte de Béziers, fonda l'Abbaye de Valmagne sur la commune de Villeveyrac,
prés de Mèze et de l'étang de Thau.
Du 12ème siècle au début du 14ème elle fut une des Abbayes les plus
riches du sud de la France. |
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Abbaye bénédictine lors de
sa fondation, Valmagne se rattachera, dès 1159, à l'ordre
des Citeaux, deuxième réforme des Bénédictins, et dès lors
observera la règle morale, mais aussi architecturale qui avait été
définie par St Bernard.
Après une période d'expansion et de richesse, l'Abbaye fut confrontée
à la Guerre de Cent ans et aux Guerres de Religions.
Très endommagée, l'Abbaye n'eût pas trop des deux siècles suivants
pour retrouver sa splendeur primitive. Mais la révolution vint fondre
sur une Abbaye où la décadence s'était déjà installée. Les derniers
moines s'enfuirent en 1789 et Valmagne fut saccagée.
Confisquée comme bien national l'Etat ne garda pas cet édifice et
M. Granier-Joyeuse en fit l'acquisition en 1791. Apres sa mort, ses
héritiers s'en débarrassèrent en 1838. Le domaine de l'Abbaye fut
racheté le 29 juillet de cette année par le comte de Turenne et ne
fut jamais revendu, mais les difficultés que posent de nos jours,
l'entretien d'un tel édifice sont toujours croissantes et la responsabilité
d'un tel ensemble est à la fois merveilleuse et angoissante.
L'église actuelle, de style gothique classique,
reconstruite en 1257, 23 m de haut et 83 m de long, fut convertie
en chai après la Révolution.
Le charme de la fontaine du cloître, la pureté de la salle capitulaire
avec sa voûte d'arête surbaissée d'ogives, la taille de cet édifice
majestueux font de Valmagne un lieu de prestige en Languedoc, siège
de nombreuses animations culturelles.
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